Ce qu'on vous demandera à l'entrée, ce qu'on vous prêtera, les quatre règles qui tiennent tout le reste, et ce qu'il faut vraiment dans le sac. Vous n'aurez pas besoin d'une arme.
Découverte
Sécurité
Le sac
Le règlement du club prime
Cette page décrit ce qui se passe dans la plupart des stands français. Chaque club a
son propre règlement intérieur, et c'est lui qui fait foi sur place : les
commandements, les horaires et les conditions d'accès s'y lisent avant tout le reste.
Ce qui se passe vraiment
Vous n'aurez pas besoin d'une arme. C'est même la seule chose qu'on vous demandera
de ne pas apporter.
Une première séance ressemble moins à ce qu'on imagine qu'à un cours de
conduite. On ne vous lâche pas devant une cible : on vous explique, on vous
installe, on corrige votre position, et vous tirez peu. La plupart des clubs
appellent cela une séance de découverte, la facturent entre vingt et cinquante
euros, armes et munitions comprises, et déduisent souvent cette somme de la
cotisation si vous adhérez ensuite.
L'arrivée et les papiers 15 min
On vous demande une pièce d'identité en cours de validité : le club vérifie
que vous n'êtes pas inscrit au fichier des personnes interdites d'acquisition
et de détention d'armes. Suit un tour des lieux, où l'on vous montre le
râtelier, la ligne rouge du pas de tir et la sortie de secours. La séance est
couverte par l'assurance du club.
Le briefing sécurité 20 min
Le plus long moment sans tirer de la journée, et le plus utile. On y pose les
quatre règles fondamentales, les commandements du pas de tir, et ce qu'on ne
fait jamais. Personne ne passe cette étape, y compris ceux qui ont déjà tiré
ailleurs.
Les premiers coups Le cœur de la séance
L'encadrant règle le matériel à votre morphologie, vous place, et vous
accompagne coup par coup. Le plus souvent, ce sera une carabine à air
comprimé à dix mètres : ni bruit, ni recul, et tout le temps de penser à la
position plutôt qu'à l'appréhension. Le club fournit l'arme, les munitions,
les cibles et les protections.
Le débriefing 5 à 10 min
On regarde vos cartons, on vous dit ce qui a marché, et on vous explique par
quoi passer si vous continuez. C'est le moment de poser les questions
d'argent, de licence et d'horaires. Comptez une heure à une heure et demie
pour l'ensemble.
DuréeUne heure à une heure trente, dont vingt minutes de briefing sécurité.
FourniArme, munitions, cibles, protections, encadrement et assurance de la séance.
À vousUne pièce d'identité, des chaussures fermées, de quoi boire. Rien d'autre.
Les quatre règles, et pourquoi elles se répètent
Elles sont redondantes exprès. Il faut que les quatre tombent en même temps pour
qu'un accident arrive, et c'est tout leur intérêt.
Toujours chargée
Même quand vous venez de vérifier
La formulation de la fédération est en majuscules dans le texte : une arme doit TOUJOURS être considérée comme CHARGÉE. Vérifier ne change rien à la règle, parce que la règle existe justement pour les fois où l'on a mal vérifié.
Jamais vers quelqu'un
Ni vers soi
Le canon ne pointe que vers les cibles, y compris quand l'arme est ouverte, posée, démontée ou manifestement vide. Sur un pas de tir, cela veut dire une direction unique, et personne devant cette direction.
L'index hors du pontet
Jusqu'à la décision de tirer
Le doigt reste le long de la carcasse et ne rejoint la queue de détente qu'au moment où vous décidez de tirer. C'est le geste que les encadrants reprennent le plus souvent, et le seul qui empêche un départ involontaire.
Savoir ce qu'il y a derrière
Devant, derrière et autour
On identifie la cible et ce qui l'entoure avant chaque tir. En stand, le point d'arrêt est construit pour cela, mais la règle ne s'y suspend pas : elle est ce qui vous suivra ailleurs.
Où cette question se pose vraiment, et ce que le droit dit du jardin, du terrain et
du stand, est le sujet de notre guide
Où tirer légalement.
Ce qu'on ne fait jamais
Quatre interdits que les circulaires de sécurité des ligues écrivent noir sur
blanc. Aucun ne souffre d'exception d'intention.
ViserJamais en dehors du pas de tir. Une arme n'est ni un jouet ni une longue-vue, et une visée hors de la ligne fait vider un stand.
ManipulerJamais brutalement, jamais refermer une arme d'un coup sec. Ce qui claque sur un pas de tir fait sursauter cinq personnes armées.
LaisserJamais une arme sans surveillance. Elle reste sur la tablette, ouverte, canon vers les cibles, ou elle repart au râtelier.
Se déplacerJamais avec une arme à la main, à la bretelle ou dans un holster, hors des disciplines qui bénéficient d'une dérogation ministérielle, comme le tir de vitesse.
À cela s'ajoute la règle qui gouverne l'espace : personne ne passe devant la
ligne de tir tant qu'une arme n'est pas neutralisée. Neutralisée veut dire
déchargée, ouverte, chargeur retiré, posée sur la tablette avec le témoin de
chambre vide en place et le canon vers les cibles, et surtout personne dessus.
Le témoin, drapeau ou étiquette, existe pour être vu de loin par des gens qui
n'ont pas le temps de venir vérifier chez vous.
Les trois phrases que vous entendrez
Les formulations varient d'un club à l'autre, les trois moments non. On les
exécute d'abord, on les comprend ensuite.
« Commencez le tir »
Et pas avant
Le pas de tir est ouvert : on peut prendre l'arme, la charger et tirer. Tant que la phrase n'est pas prononcée, on ne touche à rien, même si l'on est prêt depuis cinq minutes.
« Cessez le feu »
Immédiatement, sans finir
On arrête, on décharge, on ouvre, on pose l'arme canon vers les cibles et on retire les mains. On ne termine pas sa série, on ne repose pas un coup engagé. N'importe qui, y compris vous, peut lancer un arrêt s'il voit quelque chose d'anormal.
« Armes au repos »
Avant d'aller au but
Les armes sont posées, ouvertes, témoin de chambre vide en place, et l'on s'écarte de la tablette. C'est seulement à ce moment que quiconque passe devant la ligne, pour changer les cibles.
Le sac de séance
Deux questions, et la liste de ce qui part avec vous. Pour une découverte, la
bonne réponse est presque toujours « rien ».
Dans le sac
Pour une séance de découverte à l'air comprimé, à 10 m :
01
Une pièce d'identité
En cours de validité
Le club la demande pour vérifier votre inscription au fichier des interdits d'acquisition avant de vous mettre une arme entre les mains. Sans elle, la séance ne commence pas.
02
Des chaussures fermées et plates
Et un haut ajusté
Un étui à douilles chaudes trouve toujours le col d'une chemise flottante, et une semelle plate tient l'équilibre mieux qu'un talon. Rien à acheter : ce que vous avez fait l'affaire.
03
De quoi boire
Une heure à une heure trente
Une séance de découverte dure entre une heure et une heure et demie, dont la moitié debout à se concentrer. Une gourde suffit.
Tant que la licence n'est pas délivrée, la séance se fait avec le matériel du club, armes et munitions comprises. Arriver avec la sienne fait perdre du temps à tout le monde.
Trois choses qui retiennent les gens
Elles sont fausses, et elles font renoncer plus de débutants que n'importe quelle
formalité.
On lit
« Il faut acheter une arme avant d'essayer. »
En réalité
C'est l'inverse. Le club fournit tout pour la découverte, et refusera la
vôtre tant que la licence n'est pas là. Une séance encadrée est la façon la
moins chère de savoir si l'on aime cela avant de dépenser quoi que ce soit.
On lit
« Il faut une autorisation pour tirer une fois. »
En réalité
Une séance de découverte se fait sous encadrement, avec le matériel et
l'assurance du club. Ce qui demande des formalités, c'est de détenir une
arme chez soi, pas d'en tirer une sous la surveillance d'un moniteur.
On lit
« Il faut déjà savoir viser. »
En réalité
Personne ne regardera vos points le premier jour. Ce qu'on évalue, c'est si
vous appliquez les règles et si vous écoutez. La précision arrive plus tard,
et elle arrive à tout le monde.
Après la séance : licence et carnet
Si vous continuez, deux documents entrent dans votre vie, et ils commandent tout
le reste.
Le premier est la licence fédérale, délivrée par le club après adhésion et sur
présentation d'un certificat médical de non-contre-indication à la pratique du
tir sportif. Elle ouvre le pas de tir, elle couvre votre pratique, et elle vaut
motif légitime pour transporter une arme entre chez vous et le stand :
déchargée, démontée ou munie d'un dispositif la rendant inutilisable, dans une
mallette ou une housse, munitions rangées à part.
Le second est le carnet de tir. À chaque séance contrôlée, l'encadrant y appose
un visa daté. Ces visas ne servent à rien tant que vous tirez avec le matériel
du club, et ils deviennent la pièce maîtresse le jour où vous demandez une
autorisation d'acquisition. Le nombre de séances exigé et leur espacement sont
fixés par la réglementation, et votre club les connaît mieux que n'importe
quelle page générale.
Faut-il une arme pour faire une première séance de tir ?
Non, et c'est même la seule chose qu'on vous demandera de ne pas apporter. Tant que la licence n'est pas délivrée, la séance de découverte se fait avec le matériel du club : arme, munitions, cible, protections. Si vous avez déjà acheté une carabine, elle reste chez vous ce jour-là.
Qu'est-ce qu'on apporte alors ?
Une pièce d'identité en cours de validité, des chaussures fermées et plates, un haut ajusté plutôt qu'une chemise flottante, et de quoi boire. C'est tout. Une séance dure entre une heure et une heure et demie, dont une bonne partie debout à se concentrer.
Pourquoi une pièce d'identité ?
Parce que le club vérifie que vous n'êtes pas inscrit au fichier national des personnes interdites d'acquisition et de détention d'armes avant de vous mettre une arme entre les mains. C'est un contrôle administratif, il prend deux minutes, et il conditionne la séance.
Combien coûte une séance de découverte ?
La plupart des clubs facturent entre vingt et cinquante euros, armes et munitions comprises, et beaucoup déduisent cette somme de la cotisation si vous adhérez ensuite. Certains ne facturent rien du tout lors des journées portes ouvertes. Le club est le seul à pouvoir répondre pour lui-même.
Un mineur peut-il tirer en club ?
Oui, le tir sportif encadré accueille les mineurs, et la réglementation prévoit même l'accès au pistolet à un coup de calibre 22 dès douze ans dans le cadre d'un club. L'autorisation des deux parents est demandée, et l'encadrement est permanent. Hors du club, en revanche, la vente d'une réplique reste interdite aux mineurs.
Que se passe-t-il si je fais une erreur au pas de tir ?
On vous reprend, et c'est le rôle de l'encadrant. Un moniteur préfère cent fois vous arrêter que vous voir installer une mauvaise habitude. La seule erreur qui compte vraiment est de continuer un geste dont on n'est pas sûr : dans le doute, on pose l'arme sur la tablette, canon vers les cibles, et on demande.
Faut-il un certificat médical ?
Pas pour une découverte encadrée, en général. Pour la licence, oui : un certificat médical de non-contre-indication à la pratique du tir sportif est demandé à la première demande, et le club vous dira sa validité et sa périodicité. C'est l'étape suivante, pas celle du premier jour.
Les sources
Les règles de sécurité telles que la fédération et les ligues les écrivent, et les
récits de séance de ceux qui les font tourner.