Ce que lit le chrono
FPS
Une vitesse
« Feet per second » : le nombre de pieds parcourus en une seconde par la bille au sortir du canon. C'est ce que les fiches produit annoncent.
Du matériel pour le stand et le terrain
Énergie
Le magasin annonce des FPS, la loi compte en joules, le terrain aussi. Voici la formule qui relie les deux, une calculette, et les raisons pour lesquelles la même réplique ne chrone pas deux fois pareil.
Un chronographe mesure une vitesse. La loi et les terrains, eux, comptent en énergie.
Ce que lit le chrono
Une vitesse
« Feet per second » : le nombre de pieds parcourus en une seconde par la bille au sortir du canon. C'est ce que les fiches produit annoncent.
Ce que compte la loi
Une énergie
Ce que la bille emporte, et ce qu'elle est capable de faire à l'arrivée. La seule grandeur qui tienne quand la bille change.
Le poids de la bille et la vitesse au chronographe. Le reste se lit tout seul.
Ces trois premières valeurs sont des usages de terrain, pas la loi. Chaque terrain publie les siennes, souvent avec une distance minimale d'engagement pour les répliques les plus énergiques. La quatrième, 2 joules, est la seule qui soit dans le code.
Une multiplication, une division par deux, et une conversion de pieds en mètres.
E = ½ · m · v2
Un pied vaut 0,3048 mètre.
Doubler la masse
× 2 l'énergie
Doubler la vitesse
× 4 l'énergie
Le carré est la partie qui compte. Cinquante FPS de plus se voient tout de suite sur le résultat : un terrain qui tolère un dépassement de vitesse ne tolère pas le même dépassement d'énergie.
Quarante-neuf réponses, sans rien calculer. Plus la case fonce, plus elle approche des 2 joules ; les cases pleines les ont franchis.
| Bille | 280 FPS | 300 FPS | 330 FPS | 350 FPS | 400 FPS | 450 FPS | 500 FPS |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 0,12 g | 0,44 | 0,50 | 0,61 | 0,68 | 0,89 | 1,13 | 1,39 |
| 0,20 g | 0,73 | 0,84 | 1,01 | 1,14 | 1,49 | 1,88 | 2,32 |
| 0,25 g | 0,91 | 1,05 | 1,26 | 1,42 | 1,86 | 2,35 | 2,90 |
| 0,28 g | 1,02 | 1,17 | 1,42 | 1,59 | 2,08 | 2,63 | 3,25 |
| 0,30 g | 1,09 | 1,25 | 1,52 | 1,71 | 2,23 | 2,82 | 3,48 |
| 0,36 g | 1,31 | 1,51 | 1,82 | 2,05 | 2,68 | 3,39 | 4,18 |
| 0,40 g | 1,46 | 1,67 | 2,02 | 2,28 | 2,97 | 3,76 | 4,65 |
2 joules, 20 joules. Tout le droit français des armes à air tient sur ces deux nombres.
Le détail des quatre régimes, chargeur compris, est dans notre guide Classer son arme.
Cinq pour cent d'écart au fil d'une journée n'a rien d'anormal. Voici d'où ils viennent.
C'est la première variable, et la seule qui change vraiment le chiffre annoncé. Un contrôle fait en 0,20 g et une partie jouée en 0,28 g ne mesurent pas la même chose. Le diamètre compte aussi : une bille mal calibrée frotte, et ce qu'elle perd en friction ne se retrouve pas au chronographe. Notre article sur les billes revient sur ce que le poids et la qualité changent.
Une réplique à gaz est thermodynamique : le gaz froid se détend moins, et une matinée d'hiver coûte facilement un cinquième de la puissance d'un après-midi d'été. Une réplique électrique s'en moque presque, mais sa batterie non : pleine charge et fin de charge ne poussent pas le piston de la même façon. La pression d'une cartouche degré par degré est dans le guide réplique CO2 et froid.
Un hop-up trop serré freine la bille avant qu'elle ne sorte : le chronographe lit moins, alors que rien n'a été démonté. Un contrôle sérieux se fait hop-up relâché, sans quoi on mesure le réglage plutôt que la réplique.
Deux appareils ne s'accordent pas au FPS près, et la lumière ambiante suffit à les faire diverger. Une mesure isolée ne vaut rien : on tire cinq à dix billes et on lit la moyenne, en écartant la première, souvent basse.
Cela dépend de la bille. Avec une 0,20 g, 350 FPS valent 1,14 joule. Avec une 0,25 g, la même vitesse vaut 1,43 joule, et avec une 0,28 g, 1,60 joule. Une vitesse seule ne dit rien : c'est le couple bille et vitesse qui fait l'énergie.
Parce qu'un chronographe mesure une vitesse, pas une énergie. Le vendeur annonce ce que lit l'appareil, avec la bille d'essai. Le terrain, lui, doit fixer une limite qui vaille quelle que soit la bille chargée, et seule l'énergie tient ce rôle.
Oui. Une batterie fraîche pousse plus qu'une batterie en fin de charge, un gaz froid pousse moins qu'un gaz à vingt degrés, un hop-up trop serré freine la bille, et deux chronographes ne s'accordent pas au FPS près. Un écart de cinq pour cent au fil de la journée est ordinaire.
À 2 joules. En dessous, l'objet n'est juridiquement pas une arme. De 2 à 20 joules, c'est la catégorie D, en vente libre pour un majeur. À 20 joules et au-delà, c'est la catégorie C, soumise à déclaration.
À vitesse égale, oui : l'énergie suit la masse. Mais sur une même réplique, la bille plus lourde sort moins vite, et l'énergie reste à peu près la même. C'est la portée utile et la stabilité qui changent, pas le chiffre au chronographe.
Et pour la séance qui suit, de quoi occuper la ligne : Bien choisir sa cible.